(article publié initialement dans
TOURISME)
David Wilkening, de TravelMole, rapporte que pour la première fois aux États-Unis, l’an dernier, plus de voyages ont été achetés en ligne que hors ligne, selon un sondage PhoCusWright.
« L’écart entre les ventes en ligne et hors ligne continue à se creuser à mesure que les voyageurs adoptent le magasinage et l’achat électroniques », précise le rapport.
Les auteurs signalent qu’aux États‑Unis, 51 % des voyages ont été réservés en ligne en 2007; ils prédisent que ce pourcentage passera à 56 % en 2008, puis à 60 % en 2009.
Selon l’enquête, les produits touristiques tout compris, comme les forfaits vacances, s’achètent moins souvent en ligne, tandis que les éléments à la pièce – comme les billets d’avion – s’achètent plus fréquemment.
Selon M. Wilkening, le sondage révèle aussi que les sites de voyages sont plus nombreux à offrir des services comme la préparation et la réservation de voyages de groupe, ainsi qu’un contenu rédigé par les utilisateurs.
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TOURISME)
Voici un fait intéressant sur les décisions des consommateurs de l’un des principaux marchés du Canada : selon Bev Fearis de TravelMole, les Britanniques passent près de deux fois plus de temps à planifier leurs vacances annuelles qu’à se renseigner sur un prêt hypothécaire.
Selon une étude menée récemment auprès de 2 000 adultes, 36 % des Britanniques ont passé au moins 10 heures à magasiner leurs vacances, mais seulement 21 % en feraient autant pour choisir un prêt hypothécaire. À peine 11 % consacreraient autant d’énergie à sélectionner un prêt bancaire.
L’étude a été commandée par le site Web indépendant Fool.co.uk, spécialisé dans les finances personnelles. « Qui peut blâmer les gens de vouloir passer plus de temps à planifier leurs vacances plutôt qu’à magasiner les produits financiers?, demande David Kuo, responsable de la section sur les finances personnelles du site Fool.co.uk. Mais tandis que des vacances vous donneront un regain d’énergie pour quelques semaines, des finances saines peuvent stimuler vos avoirs durant toute votre vie. »
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TOURISME)
Jennifer Obleman, du service Northern News, rapporte que les aurores boréales pourraient danser devant un plus grand nombre de visages coréens, ce printemps, à mesure que les exploitants augmenteront la taille de leur marché.
Aurora World a signé un contrat avec un voyagiste coréen en décembre, a signalé son président du conseil, Darryl Bohnet. « Nous faisons un essai cet année, dit‑il. Nous espérons prendre de l’expansion en passant du marché japonais au marché coréen. Le voyagiste coréen a déjà lancé une importante campagne publicitaire, et nous en attendons les résultats. »
Le contrat coréen découle partiellement de la baisse du nombre de visiteurs japonais, que M. Bohnet attribue notamment à l’Alaska : « Je pense que nous avons atteint un creux l’an dernier parce que le gouvernement alaskien a soutenu financièrement les activités d’affrètement de ses voyagistes. »
Selon le ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des Territoires du Nord‑Ouest (T.N.‑O.), seulement 7 000 visiteurs sont venus observer les aurores dans les T.N.‑O en 2006‑2007, alors qu’ils étaient environ 10 200 en 2004‑2005 et 13 000 en 2000‑2001. Ils étaient 6 500 en 2001‑2002, mais le tourisme avait fortement décliné après les attentats du 11 septembre 2001, l’éclosion du syndrome respiratoire aigu sévère et la guerre en Iraq.
Cette année, les exploitants des T.N.‑O. espèrent reprendre une partie du marché japonais. Selon M. Bohnet, les chiffres de novembre et les indications des voyagistes japonais annoncent une hausse de 15 à 20 % par rapport à l’an dernier.
Aurora World prévoit aussi diversifier sa clientèle asiatique. « L’entreprise a envoyé un représentant au voyage du GTNO en Chine, en 2007, et y a établi des contacts préliminaires », précise M. Bohnet. D’après lui, Aurora World a l’intention de pénétrer davantage le marché chinois dans trois à cinq ans environ, et le conseil d’administration de l’entreprise entrevoit avec un « optimisme prudent » l’avenir du tourisme auroral dans les T.N. O.
Il dit que l’entrée en service de vols directs d’Air Canada, entre Vancouver et Yellowknife, en décembre, a été positive pour l’industrie. « Nous voulons pouvoir éventuellement remplir ces avions et en faire venir de plus gros. »
Le gestionnaire d’Aurora Village, Hideo Nagatani, dit que l’entreprise accueille déjà des clients qui arrivent par ces vols directs. Cet exploitant de Yellowknife songe aussi à la Corée, à Taïwan, à la Chine et à d’autres marchés, mais Aurora Village continuera à privilégier le Japon.
« Les perspectives sont si minces par rapport à ce que le marché japonais a été et sera encore pendant des années », ajoute‑t-il. Les touristes japonais représentent environ 75 % de la clientèle d’Aurora Village et, selon M. Nagatani, c’était la première fois, l’an dernier, que cette clientèle diminuait.
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TOURISME)
Président du conseil d’administration à la Commission canadienne du tourisme (CCT) depuis 2002, l’Honorable Charles Lapointe, C.P., a marqué l’organisation chargée de vendre le Canada touristique au reste du monde comme peu de gens auront su le faire. Au terme de son mandat de 5 ans au sein de la CCT, il trace un bilan de parcours optimiste, le long duquel les tempêtes se sont à l’occasion révélées providentielles. TOURISME s’est entretenu récemment avec M. Lapointe, peu après que son mandat eût pris fin le 1er décembre dernier.TOURISME : Les défis que doivent relever les intervenants de l’industrie touristique canadienne aujourd’hui, que ce soit au chapitre du financement de projets, du marketing ou des ressources humaines, laissent croire par moment qu’elle est mal aimée. Êtes‑vous d’accord avec cette perception?
M. Lapointe: Il y a toujours encore un grand travail de pèlerin à accomplir pour convaincre à la fois le secteur privé d’investir dans une industrie qui engendre des retombés considérables, et convaincre les acteurs public de l’importance de ce secteur d’activités comme l’une des grandes industries génératrices de revenus et créatrice d’emploi au Canada.
Récemment, la Secrétaire d’état au tourisme et à la petite entreprise, Mme Diane Ablonczy, annonçait 26 millions de dollars additionnels pour promouvoir le Canada à l’occasion des Jeux olympiques de 2010. Ça c’est une victoire. Le gouvernement du Canada a également injecté des fonds pour promouvoir le fait français au Canada à l’occasion du 400ème anniversaire de Québec.
Je pense qu’avec de bons projets, le travail soutenu du pèlerin permet d’engendrer des alliances avec un plus grand nombre de joueurs privés qui augmenteront l’intérêt des pouvoirs publics à s’engager davantage dans l’industrie touristique. Actuellement, le projet du Massif dans Charlevoix est un exemple très important au Québec. Le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec y investissent tous les deux, de concert avec un investisseur privé qui y met au delà de 200 millions de dollars. Dès qu’il y a un investissement privé important, les projets semblent aller de l’avant. C’est ce qui est arrivé à Mont Tremblant et à Whistler.
TOURISME : Parlons de vos réalisations durant votre mandat maintenant. Lesquelles considérez vous particulièrement marquantes?
M. Lapointe : Je pense que la plus belle opération qu’on a faite a été de créer une nouvelle image de marque pour le Canada. Ce qui a été passionnant est que l’exercice s’est déroulé dans un cadre qui à permis de consulter toutes les régions du pays : de la Colombie‑Britannique à Terre‑Neuve, et dans certains de nos marchés principaux. Cela a servi beaucoup à consolider les liens qui unissent la CCT avec l’industrie touristique au Canada. Canada. Explorez sans fin, c’est un énoncé qui perméabilise toute l’orientation stratégique de la CCT pour soutenir l’industrie, et de plus en plus on sent une adhésion de toutes les parties vers le tout.
La deuxième réalisation que je mentionnerais, ce sont les nouvelles orientations stratégiques de la CCT. Au début de la deuxième année de mon mandat, le conseil d’administration et tous nos comités ont entamé l’examen à la loupe de chaque marché sur lequel nous intervenions. Après de longues discussions, certaines déchirantes, on a convenu de faire passer le nombre de marchés ciblés par la CCT de 15 à 8. Ce fut une décision très difficile, parce qu’on avait quand même tissé des liens en Italie, en Hollande, en Suisse, à Taiwan et à Hong Kong. Mais cela s’est avéré la bonne décision sur le plan stratégique, parce qu’elle allait nous permettre d’avoir un impact plus fort sur les marchés qui donnaient les meilleurs rendements.
Dans le même élan, nous prenions la décision la même année de nous tourner résolument vers les communications électroniques. Cela ne semble pas très original en surface, mais c’était une décision à prendre. Le fait d’élaborer des stratégies qui nous amèneraient à être en relation directe avec les consommateurs par le biais d’Internet, nous a mené à changer de cap si bien que la CCT ne dépend plus maintenant uniquement de l’éventail des médias publicitaires conventionnels des domaines de l’imprimé, de la radio ou de la télé.
La troisième réalisation, et cela demande des efforts continus, c’est le renforcement du rôle de leadership de la CCT. Nous avons eu beaucoup d’occasions de démontrer son importance au cours des 5 dernières années, suite aux événements du 11 septembre 2001, et à ceux reliés au SRAS à Toronto qui menaçaient la prospérité même de l’industrie touristique à travers tout le pays. Durant ces deux crises, je crois que la CCT a su bien jouer son rôle de rassembleur.
TOURISME : Quel élément clé identifieriez vous comme fondement à ce rôle de leader?
M. Lapointe : Ce n’est pas très sorcier le leadership. Il faut avoir un minimum d’écoute et de capacité à aller chercher ce qu’il y a de mieux chez nos collaborateurs. Le leadership c’est aussi savoir inspirer la confiance et amener les gens qui travaillent pour nous à donner le meilleur d’eux‑mêmes.
TOURISME : Sur le plan des défis auxquels la CCT fait face à l’heure actuelle, lesquels considérez‑vous comme les plus pressants?
M. Lapointe : Le premier défi qui préoccupe toute l’industrie canadienne c’est évidemment le déclin soutenu du nombre de touristes en provenance des États‑Unis, un phénomène qui peut être observé dans toutes les régions du Canada. Notre gros volume de visiteurs étrangers provient des États‑Unis. Alors on essaie plusieurs choses avec nos partenaires en nous concentrant dans les plus grandes villes, parce qu’on constate que la baisse est beaucoup moins marquée chez les Américains qui viennent par avion de Californie, de Washington, du Texas, de Floride ou de New York.
Dans ces cas‑là, on parle même d’une légère augmentation en 2007. On n’a pas trouvé la recette pour séduire tous les territoires frontaliers, cependant. Je crois que ce fut une sage décision pour la CCT que de cesser ses actions dans les territoires frontaliers, puisque Vancouver est déjà actif à Seattle; Toronto et Niagara Falls sont actifs à Buffalo. Ce sont des destinations voisines; Windsor va être actif à Détroit, et Montréal investit dans sa présence à Montpelier, Plattsburgh et Burlington.
En revanche, cela permet de nous tourner vers d’autres marchés, que ce soit le Mexique, la France et l’Angleterre qui performent bien. Le nombre de visiteurs en provenance de Chine augmente. Mais la Chine représente un autre défi, et je dois dire que le fait qu’on n’ait pas réussi en 2007 à obtenir le statut de destination approuvée me laisse tout à fait perplexe. Cela me frustre, d’autant plus que les États‑Unis viennent tout juste d’obtenir ce même statut tant convoité.
Sur un autre plan, nous faisons face à une concurrence internationale beaucoup plus forte qu’auparavant; de nouvelles destinations touristiques sont nées. Il y a un engouement à l’heure actuelle pour la Croatie, l’Europe de l’Est en général. Le Laos commence à s’ouvrir, après le Vietnam. Ces nouvelles destinations font que la tarte est de plus en plus divisée. Alors il faut maintenir nos parts de marché et bien marquer les avantages qu’offre le Canada comme destination touristique. En faisant appel à l’imaginaire et au sens de l’aventure du consommateur, avec la nouvelle image de marque du Canada, on a peut‑être entre les mains le bon outil. Mais on n’en aura la confirmation qu’après l’avoir expérimenté pendant une dizaine d’années.
TOURISME : Comment l’industrie touristique peut‑elle mieux se préparer à faire face à ces défis?
M. Lapointe : Je ne suis pas du tout pessimiste. Il est certain qu’on a encore un travail à faire au niveau d’une plus grande cohésion de l’industrie. On est bien loin du secteur de l’agriculture qui est en mesure d’exercer un lobby beaucoup plus fort que nous. Nous nous y appliquons tous. L’Association des hôtels du Canada, les associations d’hôtels régionales et l’Association de l’industrie touristique du Canada le font. Mais nous avons encore du travail à faire pour que nous puissions éventuellement parler d’une seule voix. J’entends par là également être en mesure de se présenter sur les marchés non pas d’une façon dispersée, mais en tant que partie d’un tout qui s’appelle le Canada.
Est‑ce que l’adversité ne nous aiderait pas à nous coaliser? Nous avons déjà enchâssé l’importance du rôle des partenariats non‑traditionnels dans les priorités de la stratégie 2008‑2012. Nous voulons les accentuer davantage. Je suis convaincu que parmi toutes les ressources à notre disposition en ce moment, les partenariats non‑traditionnels constituent le meilleur moyen de globaliser l’industrie touristique canadienne. À nous de les mettre en chantier.
TOURISME : Merci M. Lapointe.
Le bureau mexicain de la CCT s'est récemment vu décerner par la Hospitality Sales & Marketing Association International (HSMAI) un prix Adrian pour la meilleure campagne de marketing touristique en Amérique latine. La campagne en question (lancée en février 2007) incluait, entre autres, des bandeaux publicitaires, des mots à cliquer sur Google et un site Web où les visiteurs pouvaient s'inscrire pour le tirage d'un voyage au Canada. Cependant, l'importance que le marché mexicain prend pour le Canada a pu échapper à l’observateur.
Selon Jorge Morfín, directeur général du bureau mexicain de la CCT, « le Canada est une destination de plus en plus en vogue. Le nombre de voyageurs qui se rendent au Canada augmente de plus de dix pour cent tous les mois. Les Mexicains aiment vraiment les paysages, l'accueil et les Canadiens. Ils n'ont pas besoin de visa d'entrée, et le Canada est réputé être plus accueillant que d'autres pays (dont les États‑Unis) à l'égard des Mexicains. »
Alors, de plus en plus de panneaux, de clôtures et d’autobus au Mexique portent le slogan « Sigue Explorando » (Explorez sans fin). La campagne primée de la CCT au Mexique est inspirée par des contrastes originaux : « Le Canada : plus cool que vous croyez / Le Canada : plus hot que vous croyez ».
« Au Mexique, le Canada est perçu comme froid à cause de la neige », explique M. Morfín. « Notre but, c'était de jouer sur les mots cool et hot pour leur faire savoir qu'on y trouve toute la chaleur du tourisme urbain : magasinage, fine cuisine et vie nocturne, ainsi que la fraîcheur du plein air et des activités d'aventure douce auxquelles on peut s'adonner au nord du 49e parallèle. »
« Pour les Mexicains, la culture, l'aventure douce, des icônes touristiques comme les chutes Niagara, la Tour CN ou les Rocheuses canadiennes sont des aspects importants », continue M. Morfín. Les Mexicains adorent magasiner dans les grandes villes canadiennes même si ce n'est pas la raison principale de leur visite. « Le Canada s'y prête bien, et les Mexicains en visite au Canada dépensent plus, en moyenne, que les touristes européens. Vous ne regretterez pas de nous avoir accueillis! », sourit le représentant de la CCT au Mexique.
L’édition 2007 du salon de la Commission canadienne du tourisme (CCT) a atteint tous les objectifs, selon Simon Pitt, directeur principal, CCT‑Japon. « Les commentaires sont excellents. Deux faits sont dignes de mention : plus de 200 membres des médias ont participé à l’événement médiatique (sept partenaires se sont joints à nous pour la soirée « Venez au Canada »), et la configuration du lieu où se tenait le salon nous permettait de présenter diverses expériences de nos cinq régions principales. »
L’événement présentait des thés et des techniques de massage de la main de la Colombie‑Britannique; Anne de la maison aux pignons verts, des crevettes et des courtepointes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard; du vin de l’Ontario; des desserts à l’érable du Québec; puis de la musique country, du bœuf et la Promenade des glaciers, pour l’Alberta.
« Nous avions également des musiciens des Territoires‑du‑Nord‑Ouest, en plus de la nouvelle image de la marque Canada. Pour plusieurs participants, il s’agissait d’aspects tout à fait nouveaux du Canada. Le Canada est reconnu pour son drapeau rouge et blanc ainsi que pour ses superbes paysages. Il s’agit évidemment de choses bien importantes pour nous, mais cette nouvelle approche et cette nouvelle image de marque nous aident à susciter de l’intérêt pour le Canada. »
La plupart des promotions de la CCT au Japon présentent encore les Rocheuses et les chutes du Niagara. « Mais les couleurs vives, les visages souriants et les expressions associées à la nouvelle image incitent les gens à y regarder à deux fois, précise M. Pitt. La soirée a été marquée également par le lancement de la campagne « Clever Woman » au Japon. Seulement durant cette soirée, cinq membres des médias nous ont souligné leur intérêt envers le projet. »
Pour un instant, les organisateurs se sont demandé s’ils pourraient accommoder tous les visiteurs, qui étaient plus nombreux que prévu. « Nous avions trouvé un endroit parfait appelé Honey’s Garden, situé dans le quartier Roppongi de Tokyo. Il s’agit d’un environnement intérieur‑extérieur comptant plusieurs paliers, parfait pour exploiter le thème « Explorez sans fin ». Les gens pouvaient apprécier à leur rythme les stands, la scène, les différents éclairages ainsi que la musique, et nous avons pu mettre en valeur notre nouvelle marque et une vidéo promotionnelle. »
Le salon Kanata est l’événement annuel phare de la CCT au Japon. Il se tient durant deux jours à Tokyo, un jour à Nagoya et deux jours à Osaka. « Environ 50 organisations canadiennes se sont jointes à nous; nous avons rencontré quelque 120 agents de voyage et voyagistes durant la semaine. »
« Il peut être ardu de joindre individuellement des clients potentiels au Japon; c’est pourquoi les gens aiment avoir la possibilité de rencontrer plusieurs personnes dans un même lieu, explique M. Pitt. Et c’est ce que permet le salon Kanata. En faisant activement la promotion du Canada durant une semaine, nous créons un cadre efficace pour aider les voyagistes et les vendeurs du Canada à faire des affaires et à se constituer des réseaux. »
Il s’agissait de la 18e édition de l’événement. « Le salon Kanata évolue chaque année, poursuit M. Pitt. Ces dernières années, nous avons voulu offrir différentes options pour l’hébergement et différents niveaux de participation, afin de répondre aux besoins d’un auditoire le plus vaste possible, parce qu’il peut être très coûteux de venir au Japon pour faire des affaires. Nous offrons toujours un rabais de 500 $ aux organisations qui participent pour la première fois. Notre objectif est d’aider le plus possible les organisations à venir faire la promotion du Canada sur le marché japonais. »
Le bureau mexicain de la CCT s'est récemment vu décerner par la Hospitality Sales & Marketing Association International (HSMAI) un prix Adrian pour la meilleure campagne de marketing touristique en Amérique latine. La campagne en question (lancée en février 2007) incluait, entre autres, des bandeaux publicitaires, des mots à cliquer sur Google et un site Web où les visiteurs pouvaient s'inscrire pour le tirage d'un voyage au Canada. Cependant, l'importance que le marché mexicain prend pour le Canada a pu échapper à l’observateur.
Selon Jorge Morfín, directeur général du bureau mexicain de la CCT, « le Canada est une destination de plus en plus en vogue. Le nombre de voyageurs qui se rendent au Canada augmente de plus de dix pour cent tous les mois. Les Mexicains aiment vraiment les paysages, l'accueil et les Canadiens. Ils n'ont pas besoin de visa d'entrée, et le Canada est réputé être plus accueillant que d'autres pays (dont les États‑Unis) à l'égard des Mexicains. »
Alors, de plus en plus de panneaux, de clôtures et d’autobus au Mexique portent le slogan « Sigue Explorando » (Explorez sans fin). La campagne primée de la CCT au Mexique est inspirée par des contrastes originaux : « Le Canada : plus cool que vous croyez / Le Canada : plus hot que vous croyez ».
« Au Mexique, le Canada est perçu comme froid à cause de la neige », explique M. Morfín. « Notre but, c'était de jouer sur les mots cool et hot pour leur faire savoir qu'on y trouve toute la chaleur du tourisme urbain : magasinage, fine cuisine et vie nocturne, ainsi que la fraîcheur du plein air et des activités d'aventure douce auxquelles on peut s'adonner au nord du 49e parallèle. »
« Pour les Mexicains, la culture, l'aventure douce, des icônes touristiques comme les chutes Niagara, la Tour CN ou les Rocheuses canadiennes sont des aspects importants », continue M. Morfín. Les Mexicains adorent magasiner dans les grandes villes canadiennes même si ce n'est pas la raison principale de leur visite. « Le Canada s'y prête bien, et les Mexicains en visite au Canada dépensent plus, en moyenne, que les touristes européens. Vous ne regretterez pas de nous avoir accueillis! », sourit le représentant de la CCT au Mexique.
À l’approche de la saison de ski, au Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) lance une campagne visant à convaincre les Américains de prendre leurs prochaines vacances de ski ou de planche à neige dans de fabuleuses destinations canadiennes. Élaborée par DDB Canada, Tribal DDB Canada et la CCT, en partenariat avec le Consortium canadien des destinations de ski, cette campagne présente des annonces dans les médias imprimés et en ligne des États-Unis, ainsi que sur des supports extérieurs, à San Francisco, New York, Chicago et Washington.
« Cette nouvelle campagne fait valoir qu’au Canada, […] l’hospitalité des gens, les commodités, le contraste et la variété des activités, la culture, la splendeur du relief et l’abondance de neige font du Canada la meilleure des destinations de ski », précise Yolaine Dupont, spécialiste du marketing auprès du marché américain des voyages d’agrément, à la CCT.
La publicité électronique commence par montrer des pics enneigés et à inviter les utilisateurs à « constater pourquoi tout le monde revient, encore et encore. » Apparaissent ensuite une montagne et une carte des pistes que l’utilisateur est invité à plier. Une fois la carte pliée, les pistes convergent pour créer sur la montagne un des cinq symboles qui expliquent pourquoi un voyage de ski ou de planche à neige au Canada est une expérience fabuleuse. Le flocon de neige représente, par exemple, l’excellence des conditions de neige, le bonhomme de neige, le plaisir en famille, le verre de martini, les activités de soirée, etc.
« La carte des pistes permet de communiquer de façon originale et interactive avec les skieurs et de les inciter à commencer à préparer leur prochain voyage de ski au Canada », dit Cosmo Campbell, directeur de la conception chez Tribal DDB Canada, de Vancouver.
La publicité présentée à l’extérieur et sur support imprimé met en lumière divers éléments de l’expérience de ski au Canada en montrant des images spectaculaires accompagnées de questions. Dans une des annonces on montre, par exemple, une cuve thermale invitante accompagnée de la question suivante : « qu’est‑ce que la descente d’une piste ‘noire’ sans une séance en cuve thermale pour finir? » Avec une autre photo montrant un chalet idyllique couvert de poudreuse, on demande : « Avez‑vous déjà fait l’expérience d’un hébergement cinq étoiles sous six pieds de neige? »
S’adressant aux mordus du ski et de la planche, la publicité en ligne et hors ligne comprend également l’énoncé de positionnement you haven’t skied, until you’ve skied Canada (vous n’avez pas skié tant que vous n’avez pas skié au Canada) et invite les destinataires à visiter le site www.canada.travel/skinow. Élaboré par la CCT, ce site présente des destinations de ski de la Colombie‑Britannique, de l’Alberta et du Québec. Des forfaits, de précieux conseils sur les voyages et un bulletin d’information sur le ski sont aussi offerts. Les skieurs et les planchistes peuvent également participer au tirage d’un voyage de ski au Canada pour six personnes dans trois stations de ski.
Les annonces en ligne seront présentées sur les sites OnTheSnow.com, TripAdvisor.com et Travelocity.com. La publicité imprimée paraîtra dans les magazines Outside, Travel & Leisure, Departures et Food & Wine, ainsi que dans les publications offertes dans les hôtels Fairmont. La campagne durera de novembre à avril, tandis qu’OMD Vancouver et la CCT seront responsables des achats médias.
Les spécialistes du marketing touristique s’inspirent beaucoup de projets réalisés ailleurs dans le monde. C’est exactement ce qu’a fait le bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) au Japon en lançant sa propre version de la campagne Clever Woman.
« Lors de notre planification pour 2007, l’importance des médias et la présence de célébrités dans nos promotions se sont imposées comme des éléments clés, explique Simon Pitt, directeur principal de la CCT au Japon. La campagne Clever Woman de la CCT en Allemagne connaît un franc succès depuis quelque temps. En l’examinant plus attentivement, nous avons conclu qu’elle pourrait fonctionner sur notre marché si nous l’adaptons aux réalités du Japon. »
M. Pitt et son équipe ont donc entrepris au printemps dernier de créer une version de la campagne Clever Woman adaptée au Japon. Ils ont donc prêté une attention particulière au design, à la conception de la plateforme Web et à l’établissement de partenariats.
Quels médias feraient les meilleurs partenaires? Quelles compagnies aériennes et quels partenaires de l’industrie pourraient bénéficier du projet? Quelle célébrité japonaise serait intéressée par le projet? Toutes ces questions étaient à considérer.
« Nous avons fait un voyage sur la Promenade des glaciers en Alberta à la fin d’août avec Mitsuyo Kusano, une vedette de la télévision japonaise. Par la suite, l’équipe s’est rendue au Yukon pour réaliser un autre reportage. Entre le début septembre et la mi‑octobre, nous nous sommes consacrés au travail technique, c’est‑à-dire au développement et au montage de la photo et de la vidéo, ainsi qu’à leur adaptation pour le Web. » ”
Les responsables de la campagne ont ensuite approché le magazine Sotokoto, un magazine d’art de vivre très populaire au Japon. « Le numéro de décembre du magazine, publié le 15 octobre, comportait six pages d’articles et de photos de Mitsuyo Kusano en Alberta. De plus, nous avons collaboré avec HIS, une agence de voyage japonaise. Le reportage incite les visiteurs à consulter le site Web, où ils peuvent en apprendre davantage sur le voyage de la célébrité. Ils peuvent ensuite réserver leur voyage par l’intermédiaire du site Web de HIS (à partir des liens qui se trouvent sur le site de la campagne), ou encore prendre toute l’information dont ils ont besoin sur le site Web, puis réserver à l’un des points de vente de l’agence. »
En ce moment, la CCT‑Japon travaille à plusieurs projets avec les médias dans le moment. M. Pitt souligne toute l’importance d’une plus grande couverture à la télévision. « Nous voulons concevoir une dramatique télévisée et c’est par nos contacts que nous avons pu rencontrer Mitsuyo Kusano. Elle adore le Canada. Elle a déjà passé le temps des fêtes à Banff, et son expérience a été très positive. D’y retourner en plein été et de collaborer au projet l’a tout de suite intéressée. Elle nous a donné beaucoup d’idées pour la conception du site Web et elle a rédigé elle‑même toutes les entrées de son blogue. »
Le défi d’un tel projet est de trouver la célébrité qui convient, capable de glisser le projet dans son horaire. « Nous avons été chanceux de pouvoir compter sur Mitsuyo Kusano, reconnaît M. Pitt avec satisfaction. Nous voulions créer un effet de surprise au Japon à l’endroit du Canada. La campagne Clever Woman est axée sur le bien‑être, ce qui est très tendance actuellement au Japon. Le résultat est que nous avons pu lancer une campagne très efficace dans un marché en déclin depuis 10 ans. Il est important d’essayer de nouvelles choses et prendre des risques, et cette campagne en est un bon exemple. »
Le bureau de la CCT en Allemagne a collaboré avec la Whale and Dolphin Conservation Society et avec d’autres partenaires pour promouvoir l’observation durable des baleines au Canada au cours des cinq dernières années. Il est temps de passer à d’autres initiatives, selon le directeur Karl-Heinz Limberg, mais pas avant une dernière célébration digne de ce nom : « Nous voulons organiser une activité de financement qui aura lieu le 25 novembre chez Globetrotter, l’une des boutiques de vêtements et d’équipement de plein air les plus impressionnantes d’Allemagne. Cette chaîne haut de gamme compte une immense succursale à Cologne, où on trouve un bassin et un mur d’escalade. C’est à cet endroit qu’aura lieu notre dernière soirée des baleines. »
M. Limberg attend environ 800 invités, dont plusieurs représentants de la presse et de la télévision, ainsi que des célébrités et des invités spéciaux. L’objectif consiste à recueillir des fonds pour l’organisation, tout en faisant la promotion de l’observation des baleines au Canada, une activité éthique dont les répercussions sur les baleines doivent être minimes.
« Les gens doivent savoir que ces principes ne sont pas pris à la légère au Canada. L’observation des baleines est un produit très populaire en Allemagne. Grâce à Globetrotter et à de nombreux commanditaires qui ont offert des prix pour les enchères et les tirages au sort, l’événement sera mémorable. »
Ces partenaires comprennent Logona, un fabricant de produits cosmétiques naturels, ainsi qu’une chaîne de magasins d’alimentation biologique, des grands magasins, et même deux célèbres chefs allemands qui feront une démonstration de cuisine en plein air. « La chanteuse Katja Ebstein offrira un spectacle gratuit, ce qui permettra d’attirer de nombreux visiteurs », indique M. Limberg. « Nous vendons les billets 60 euros, ce qui peut être considéré comme un coût élevé, mais nous pourrons ainsi nous adresser au public visé. La plupart de nos partenaires canadiens qui offrent des croisières d’observation des baleines participent à l’initiative, ce qui signifie qu’ils auront une place de choix. On invitera aussi des scientifiques canadiens spécialistes des baleines, qui pourront répondre aux questions des participants. »
Les voyageurs allemands ont peut-être un faible pour le Canada, mais il ne faut pas s’imaginer pour autant que leur engouement nous est acquis à tout jamais. Voilà l’approche que Barbara Ackermann, spécialiste des médias, et son équipe, qui font partie du bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) en Allemagne, privilégient au moment où leur plus importante initiative de l’année débute cette semaine à Munich, Berlin, Hambourg et Dusseldorf.
« Nous invitons 30 journalistes allemands à une tournée culinaire au Canada, et avant chaque plat, des représentants de diverses régions ont cinq minutes pour se présenter et proposer leurs idées de reportage aux journalistes invités. Pendant le repas, les partenaires se déplacent dans la salle pour rencontrer autant de journalistes que possible. »
Mme Ackermann dit que cette formule s’est révélée très productive au cours des deux dernières années et que le nombre des partenaires de la CCT a augmenté à onze, cette année : il s’agit de l’Alberta, de l’Ontario, du Québec, du Canada atlantique, du Manitoba, du Yukon, des Territoires du Nord‑Ouest, du Nunavut, de Via Rail, des Hôtels et villégiatures Fairmont et d’Air Transat.
« Dans chaque ville, nous rencontrons entre 25 et 30 membres des médias qui ont été invités à une tournée culinaire au Canada. Les mets et les vins servis sont canadiens. Chaque destination se présente trois fois avant chaque plat du repas. Les partenaires présentent un bref aperçu de leur destination ou des nouveautés qu’on y trouve.
« On peut présenter, par exemple, un aperçu des célébrations du 400e anniversaire de Québec. La CCT peut souhaiter leur faire savoir que nous lançons de nouveau notre site pour médias touristiques ou que Go Media aura lieu à Québec l’an prochain. Il peut aussi être question des Jeux olympiques de 2010, tandis qu’Air Transat voudra faire connaître ses nouveaux vols. »
Mme Ackermann estime que ces réceptions permettent d’attirer l’attention des médias et d’obtenir, espère‑t-on, une couverture positive. « Il s’agit de les intéresser au voyage de presse qui suivra et, au bout du compte, d’inciter les Allemands à visiter le Canada à la première occasion. »
Claude-Jean Harel à Cape Spear: le point le plus à l'est en Amérique du Nord(article publié initialement dans
TOURISME)
Charlotte Jewczyk, directrice du développement de marchés et des relations avec l’industrie, à Tourisme Terre-Neuve-et-Labrador, admet d’emblée que le marché national a toujours été le meilleur pourvoyeur de sa province. « [Nos clients viennent] essentiellement des Maritimes et de l’Ontario. Dernièrement, toutefois, nous voyons plus de Québécois et de gens de l’Ouest. »
Mais peut-être mieux encore, Mme Jewczyk a observé une augmentation des dépenses effectuées par ces clientèles. « Les visiteurs arrivent et sont séduits par des expériences d’une gamme légèrement plus relevée. Étant donné que d’importants investissements ont été consacrés à nos infrastructures d’hébergement à ce niveau, ces visiteurs nous procurent un meilleur rendement. Nous répondons à la demande de voyageurs avertis qui veulent passer leurs journées à la dure, mais leurs nuits en tout confort. »
Mme Jewczyk relève également que l’activité a beaucoup augmenté chez les croisiéristes. « Ce secteur est prometteur pour Terre-Neuve-et-Labrador, surtout pour la circumnavigation, car nous avons 27 ports d’escale. Les navires de croisière s’arrêtent donc dans des lieux où les visiteurs ne trouveraient pas normalement d’hébergement, sur la terre ferme. Ce sont des croisières d’expédition; je connais des croisiéristes qui affichent déjà complet pour 2008. »
Alors, pourquoi les consommateurs sont-ils attirés par ce genre d’expériences? Mme Jewczyk dit que l’image de marque de la destination y est pour beaucoup. « Nous continuons à servir les adeptes d’expériences enrichissantes et introspectives. Pour diverses raisons, Terre-Neuve-et-Labrador en a à revendre. Qu’il s’agisse de rencontrer un chauffeur de taxi ou de goûter au pain de ménage ou au grand air, ce sont toutes ces expériences que les gens n’obtiennent pas dans les grandes villes qui semblent les attirer. »
L’autre élément qui attire les Canadiens en particulier, selon Mme Jewczyk, c’est la culture de Terre-Neuve-et-Labrador. « Elle est présente dans notre musique, nos objets d’art et notre littérature et [cela] aide à promouvoir notre destination. »
Pour les Canadiens, le ‘Rocher’ est-il exotique? « Absolument, répond Mme Jewczyk. Je pense que nous sommes parvenus à maturité à titre de destination située en marge des sentiers battus. Nos recherches révèlent que beaucoup de clients viennent parce qu’ils ont toujours voulu voir Terre-Neuve-et-Labrador. Avant et après nos réunions et congrès, ils ont parfois l’occasion de contribuer à l’économie provinciale. »
Elle explique que ce succès résulte de l’authenticité des expériences offertes : « Ce sont des choses qui nous ont été données par la nature, le relief et l’archéologie; [des choses comme] notre environnement marin, notre histoire naturelle, nos gens et notre sentiment d’appartenance. Tout ce que Terre-Neuve-et-Labrador a à offrir est à l’origine d’une merveilleuse synergie; pour nous, il est tout naturel de nous inspirer de cet atout. »
Les visiteurs semblent apprécier. Mme Jewczyk dit que le séjour moyen, dans la province, dure de 10 à 12 jours. « Ainsi, notre rendement est bon dès que quelqu’un décide de venir à Terre-Neuve-et-Labrador. Il n’y a rien de tel qu’un touriste accidentel, ici. Pour venir ici, il faut le décider délibérément; on ne fait pas que ‘passer’ par Terre-Neuve-et-Labrador. »
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TOURISME)
Comme d’autres destinations canadiennes, la Nouvelle-Écosse pâtit du fléchissement du marché américain. Selon John Somers, directeur du marketing à la division tourisme du ministère du Tourisme, de la Culture et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse, « les principaux coupables sont le dollar et la réticence des Américains face aux voyages à l’étranger. »
Il dit que cette année a été l’année du tourisme canadien : « Les plus fortes augmentations sont essentiellement attribuables à l’Ontario; en juillet, le tourisme routier a augmenté de 19 %, je crois. C’est assez contre-intuitif pour nous, mais nous avons créé un profil à l’aide de la promotion ‘Ceilidh in the Capital’ que nous avons présentée dans la région d’Ottawa cette année. »
M. Somers pense que la force de ce genre d’activités de marketing provient de l’identification d’un public cible qui correspond au concept de l’explorateur culturel, mis au point par la CCT. « En interrogeant nos clients, nous constatons que les voyageurs qui souhaitent venir en Nouvelle-Écosse [surtout à partir d’un marché moyennement ou très éloigné] désirent vraiment faire l’expérience des destinations qu’ils visitent et de la culture locale. Pour obtenir une solution gagnante, nous jumelons cette réalité au concept plus classique des expériences de plein air offertes en Nouvelle-Écosse. »
M. Somers dit que des recherches révèlent que beaucoup de voyageurs originaires de lieux moyennement éloignés perçoivent toujours la Nouvelle-Écosse comme une destination où l’on se rend en automobile. Or, son ministère travaille à une stratégie visant à tirer parti de l’accroissement du nombre de vols vers la Nouvelle-Écosse. Il dit que sa destination continue à investir un « montant d’argent assez important » dans le marché américain, qui représente toujours de 11 % à 12 % des visiteurs non résidents. « Malgré tous nos efforts, ce marché semble maintenant être en déclin un peu partout au Canada, dit-il. Nous essayons d’attirer les gens ici, tout en envisageant de nouveaux marchés comme l’Ouest canadien. Évidemment, l’Ontario, le Québec et les Maritimes ont toujours été importants pour nous, alors nous y déployons aussi des efforts. »
Les chiffres sont généralement encourageants pour la Nouvelle-Écosse. Entre le début janvier et la fin août, le nombre de visiteurs a progressé de 1 % par rapport à la même période l’an dernier, surtout en raison de l’apport de voyageurs canadiens. Les chiffres sont en baisse de 8 % pour les États-Unis et de 9 % pour les pays d’outre-mer, mais en hausse de 6 % pour le Canada. Les trois provinces de l’Atlantique représentent plus de la moitié de visiteurs de la Nouvelle-Écosse, tandis que 10 % des visiteurs canadiens viennent de l’Ontario.
Quatorze pour cent des visiteurs viennent de l’Ouest canadien. « L’économie albertaine étant florissante, le bassin de revenus disponibles y sera énorme, reconnaît M. Somers. Avec cette prospérité, beaucoup de gens font la navette entre les Maritimes et l’Ouest canadien. »
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TOURISME)
Les organismes qui s’interrogent sur les directions à prendre pour l’avenir sont souvent bien partis pour assurer leur durabilité. Tout indique que Bienvenue Québec et l’Association des propriétaires d’autobus du Québec (APAQ) prospèrent grâce à cette approche éprouvée. L’édition de la bourse du tourisme de cette année comportait une session dans laquelle on a posé aux acheteurs et aux vendeurs une série de questions élaborées par François Chevrier de l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).
« L’APAQ (propriétaire de Bienvenue Québec) veut permettre à la formule de l'événement d’évoluer », dit M. Chevrier. « Les organisateurs ont examiné d’autres salons et j’ai analysé les sondages de tous les participants : ils sont très satisfaits de ce que Bienvenue Québec leur offre, mais l’APAQ veut constamment innover pour s’assurer que les participants restent fidèles à l'événement. »
M. Chevrier indique qu’en ce moment, l’APAQ analyse la structure de l’événement et songe à ajouter d’autres composantes. « Elle a constaté, par ses recherches, un intérêt naissant à offrir aux participants un plus grand nombre de possibilités de réseautage et de diffusion de renseignements. On veut, par exemple, connaître des experts qui annoncent de nouvelles tendances touristiques. »
Ces aspirations ont entraîné la tenue de tables rondes et de discussions entre experts et en groupe pour stimuler le dialogue. L’APAQ avait hâte de tenter l’expérience à Bienvenue Québec 2007, qui se tenaire au Saguenay. Il a adopté un nouveau concept qui s’est avéré très populaire, selon Marilyn Désy, coordonnatrice au développement et à la promotion.
« Cette [rencontre] entre vendeurs et acheteurs provient du besoin des vendeurs d’en apprendre davantage sur les acheteurs. Bienvenue Québec attire des joueurs importants, comme des représentants du secteur hôtelier, qui connaissent bien les acheteurs. Cependant, ce qui fait souvent ressortir l'attrait d’une destination, ce sont des petits joueurs et des événements phares qui rehaussent les programmes des voyagistes. »
Durant le Carrefour du tourisme francophone, les acheteurs se présentaient deux par deux à neuf tables rondes pendant des périodes de 11 minutes chacune. « Au Québec, nous avons en plus la dynamique linguistique [...] Pour que les rencontres soient fluides, les acheteurs francophones et anglophones sont regroupés séparément. Le vendeur doit s'adapter à la langue de l'acheteur. »
Mme Désy dit que plusieurs vendeurs n’avaient pas les moyens de participer à Bienvenue Québec. « Avec cette formule, le premier jour est consacré aux produits, à la connaissance du marché et au réseautage francophones, tandis que les deux autres jours sont consacrés à l’ensemble du marché. »
De l'avis des vendeurs participants, cette formule leur a été d'un grand profit. « Comme il y avait plusieurs acheteurs et vendeurs autour de la table, il semblait y avoir plus de nouvelles idées et nous avons obtenu de meilleures réponses à nos questions. J'ai trouvé l'exercice utile », de dire Pierre Derouin, directeur du Village québécois d’antan, de Drummondville.
Julie Bouliane s'occupe du service à la clientèle du parc national du Saguenay : « C'est ma première participation à Bienvenue Québec. J’ai assisté, par le passé, à d’autres salons où nous rencontrions nos clients en tête-à-tête. Cette formule permet de rompre la glace plus facilement : il nous prépare aux prochains rendez-vous et chaque participant a un peu de temps pour présenter ses activités, puis de poser des questions pertinentes sur ce que les acheteurs recherchent. »
Catherine Boulay, représentante de ManiganSes, un festival international des arts de la marionnette, à Jonquière, partageait cet avis. Elle avait l’impression que c’était une façon moins intimidante de faire ses débuts dans le monde des bourses touristiques.
Comme l’a fait remarquer Marilyn Désy, de l'APAQ, il est difficile pour les vendeurs de maximiser les occasions que présente cette bourse sans connaître de façon approfondie les besoins des acheteurs. « Ce genre d'activité encourage les vendeurs à écouter, aussi comprennent-ils mieux les réalités commerciales des acheteurs. »

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TOURISME)
Photo: Marc Archambault / Le MassifQuand Daniel Gauthier (du fameux Cirque du Soleil) a acheté, en 2002, la station de ski Le Massif à Petite-Rivière-Saint-François dans Charlevoix, il s'est vite rendu compte qu’il faudrait un projet de développement pour assurer la prospérité à long terme de la station. Il voulait transformer la station en une exploitation touristique quatre-saisons de renommée internationale, tout en préservant le paysage, le sens d’appartenance locale ainsi que le tissu des collectivités environnantes.
Selon Diane Laberge, directrice des communications du Groupe Le Massif, « le concept a changé pour inclure l’aménagement d’un hôtel de 150 chambres à la ferme historique Filbaie de Baie-Saint-Paul, à 20 kilomètres, ainsi qu’une gare pour desservir les clients entre la station de ski et l'hôtel. »
La navette ferroviaire fait partie d'un plus vaste plan de train touristique qui relie la ville de Québec et La Malbaie (pays du Fairmont – Le Manoir Richelieu). « À Baie-Saint-Paul, nous comptons construire une place publique, un marché et un salon d'exposition de 500 places », indique Mme Laberge. Elle ajoute que le projet se conformera aux principes de durabilité qui comprennent les aspects sociaux du développement et qui visent à offrir des perspectives d’emplois permanents et de qualité aux résidents locaux : « Nous espérons apporter un renouveau économique qui convaincra la jeune génération qui a quitté la région pour étudier ou travailler, d’y revenir. Nous collaborons avec des municipalités locales pour créer des programmes permettant à ces personnes d’accéder à la propriété. Il ne s’agit plus qu’un projet touristique, c’est un projet avec une mission véritable et une vision vraiment humaniste. »
Mme Laberge signale que les principaux éléments du projet devraient être fonctionnels d’ici l’été 2009, y compris l’installation d’une télécabine pour transporter les passagers qui débarquent du train jusqu’au pied de la station de ski.
Le projet a retenu l’attention de plusieurs investisseurs qui ont déjà lancé leurs plans de développement, compatibles avec ceux du Groupe Le Massif. Olivier Lerun, le directeur exécutif de Villa Marvic (qui appartient à une société de placement française) explique : « nous disposons d’environ sept millions de pieds carrés et nous visons à établir une coentreprise pour construire des hôtels ou des établissements d’accueil comme des spas. » La première construction de la société est une auberge de luxe de 7 000 pieds carrés dans un terrain de 200 000 pieds carrés. Elle utilise un système de chauffage géothermique avec des fenêtres conçues pour filtrer le soleil, minimisant ainsi le recours au conditionnement de l’air en été.
Mme Laberge dit que le Groupe Le Massif est conscient de la contrainte que son projet représente pour les autres promoteurs, compte tenu de l’importance pour les consommateurs des principes de durabilité. « Nous n’avons pas toutes les réponses. Le développement durable est au cœur de notre modèle de gestion, mais il nous faudra quelques années pour y arriver. Comme plusieurs, nous apprenons comment y parvenir. »
Mme Laberge espère que cette approche positionnera Charlevoix comme un modèle de pratiques avantageuses pour le tourisme international. Cette approche plaît à François Gariépy de Tourisme Charlevoix. « L’importance de ce projet pour la région de Charlevoix et la province réside dans l’engagement de M. Gauthier de respecter le fait que Charlevoix soit une réserve biosphère de l'UNESCO. Il s’est engagé à ne pas changer le paysage de Charlevoix et à ce que toute nouvelle construction ne dépasse pas les cimes des arbres dans le territoire Le Massif. » M. Gariépy constate que le projet inclut l'utilisation du territoire comme parc de recherche scientifique pour des entreprises canadiennes de technologie de pointe dans les domaines de l'énergie durable.
Le tourisme à Charlevoix est en soi une industrie du patrimoine et les nouveaux développements en sont le reflet. Le train touristique qui offrira aux voyageurs un panorama inégalé le long du St-Laurent s'arrêtera dans des villages comme Les Éboulements et Ste-Irénée et ira jusqu’à Pointe-au-Pic, où accostaient les légendaires « palais flottants » au début du siècle dernier.
« Le projet vise à attirer surtout des Européens » confie M. Gariépy. « Nous avons commencé à envoyer des ballons d'essai et j'ai le plaisir d'annoncer que nous obtenons des réponses positives, du Canada également. Les gens sont beaucoup plus réceptifs à l’idée de ce projet qu'on aurait pu penser au départ. »
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TOURISME)
Claire Bessette de Jonview s’occupe du segment des voyages en groupe pour le Canada et des produits de groupe et autonomes pour le Canada atlantique. Elle a acquis une connaissance précieuse de ce qui est à la mode et de ce qui ne l’est pas, des facteurs déterminants dans les secteurs des circuits en autocar et en groupe.
« Pour les Européens, le Québec n’est plus tellement à la mode, contrairement à l'Asie et à l'Europe de l'Est. L’ouverture des pays de l'Europe de l'Est est un attrait pour les voyageurs européens, compte tenu d’une multitude de facteurs, dont la proximité et la compétitivité des prix (surtout des tarifs aériens) », dit Mme Bessette. « La Thaïlande, qui a souffert après le tsunami, a tout fait pour attirer de nouveau touristes, y compris offrir des produits irrésistibles et des expériences de grande qualité. »
Mme Bessette signale toutefois que le Québec, en tant que destination, est unique, en raison de la dimension linguistique qui ouvre tant de possibilités pour des organisateurs et des fournisseurs de voyages en autocar. « Je m'occupe des voyages en groupe des Européens francophones, notamment des Français, des Belges et des Luxembourgeois. Les fournisseurs doivent être extrêmement imaginatifs et novateurs. Il faut inculquer aux étrangers le désir de venir ici, et créer le besoin de visiter maintenant le Québec et le Canada », dit-elle.
« Nous ne sommes pas une destination dite ‘à risque’. Rien ne presse de venir ici. Dans dix ans, le Canada sera encore là, comme toujours, poursuit Mme Bessette, alors qu’ailleurs, comme en Chine, les gens pensent qu’il faut y aller avant que ça change. »
Mme Bessette croit que le Canada n’est pas considéré comme un lieu exotique. « Nous devons changer cette perception et devenir exotiques et, à cette fin, nous avons besoin de l'aide de tout le monde. L'industrie du tourisme évolue constamment, nous devons suivre les tendances du marché, sinon nous mourrons. »
« Si nous avons une idée pour inciter les gens à venir ici, nous devons la poursuivre », souligne Mme Bessette. « Il faut mettre à contribution les fournisseurs et les offices de tourisme et élaborer une offre touristique qui permettra au Canada de mieux frapper l’imagination des gens. »
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TOURISME)
Le président de Motor Coach Canada, Brian Crow, écrit dans le numéro de novembre du magazine Bus Ride (lectorat essentiellement américain) qu’en dépit des nombreux défis qu’elle doit relever, l’industrie canadienne des autocars poursuivra son essor.
« Au Canada, les exploitants d’autocars doivent affronter [de nombreuses] difficultés : tarifs trop bas, concurrents subventionnés, manque de reconnaissance de l’utilité des autocaristes pour le système de transport, image publique peu reluisante, taxes et permis, niveau d’achalandage, concurrence déloyale de la part d’une minorité d’exploitants non sécuritaires, problèmes d’exploitation (encombrement des rues, prix du combustible, ceintures de sécurité, heures de service, inspections de l’ASVC, incendies et lois anti-ralenti), nouvelles technologies (GPS, enregistreurs et caméras de bord, moteurs et entretien), stationnement et accès à certaines villes et parcs, etc. »
La majorité des compagnies canadiennes d’autocars appartiennent à des familles, précise M. Crow. Beaucoup d’entre elles offraient à l’origine des services de transport scolaire, et la propriété des entreprises a été transmise de génération en génération. Plusieurs des plus anciens autocaristes canadiens ont commencé par exploiter une diligence tirée par quatre chevaux; cinq générations plus tard, la même famille exploite des flottes d’autocars de 400 chevaux-vapeur. Or, la consolidation qui a eu lieu à partir des années 90 a considérablement réduit le nombre d’entreprises familiales. L’industrie passe de la propriété familiale à la propriété collective.
« Il n’y a pas de statistiques, mais Motor Coach Canada estime qu’environ 275 entreprises exploitent quelque 3 000 autocars au Canada. Les recettes du service interurbain régulier se chiffrent à un peu moins de 400 millions de dollars canadiens, et celles des services nolisés et forfaitaires, à un peu plus de 550 millions », écrit M. Crow.
« Au Canada, le service régulier a diminué comme aux États-Unis, depuis 20 ou 30 ans, à cause du transport aérien abordable et de la popularité de l’automobile.
« Greyhound domine le service régulier dans l’Ouest canadien et en Ontario. Coach Canada offre d’importants services réguliers en Ontario, au Québec et dans l’État de New York, parallèlement à ses services nolisés. Au Québec et au Canada atlantique, Orléans Express est le principal transporteur régulier. En périphérie des grandes villes, les transporteurs réguliers ont aussi une importante clientèle de navetteurs. Les commissions de transport ont transformé de nombreux trajets interurbains courts en itinéraires de transport en commun, repoussant les transporteurs privés vers des villes plus éloignées. »
M. Crow raconte qu’en découvrant le Canada, dans les années 90, les touristes japonais ont fait les beaux jours des autocaristes, mais qu’avec la dévaluation du yen à la fin de la décennie, cette activité a plafonné, puis diminué légèrement. Il prédit que les marchés comme la Chine et l’Inde pourraient stimuler le tourisme récepteur, au Canada. « Si c’est le cas, les affaires vont prospérer chez les autocaristes et dans les entreprises de tourisme réceptif. Les marchés du Mexique et du Brésil sont aussi en croissance, mais leurs chiffres sont encore relativement faibles. De nombreux indices donnent à penser que le marché américain des forfaits au Canada stagnera à des niveaux bien inférieurs à ceux de 2000 et 2001. »
M. Crow pense que la croissance est inévitable. « Il faudrait simplement que tous les transporteurs canadiens augmentent leurs tarifs pour améliorer leur rendement et investir dans de nouveaux véhicules et de nouveaux services. »
D’après lui, l’industrie renaîtra, et ce, pour les raisons suivantes : encombrement des routes et des rues, prix du combustible, fragilité de l’environnement, accroissement du nombre de voies réservées aux autobus, évolution démographique, immigration (les immigrants aiment généralement les voyages en autobus), baisse des subventions accordées au transport ferroviaire et public, technologie et présence d’exploitants qui ne se contenteront pas de rendements médiocres.
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TOURISME)
Selon une enquête sur les perspectives des entreprises (Business Travel Outlook 2008 ), dont fait état Hospitality Trends, les entreprises canadiennes augmenteront leurs dépenses de voyage de 4,2 % l'an prochain, tout en adhérant davantage à des programmes d'écologisation et en envisageant l'utilisation de la vidéoconférence.
Cette analyse a été produite conjointement par l'Association of Corporate Travel Executives (ACTE) et le Conference Board du Canada (CBDC). Elle était au coeur d'un exposé qu'Alexander Fritsche, économiste du CBDC, a présenté à Calgary le 20 novembre 2007, à l'occasion de la conférence éducative d'ACTE Canada.
Selon l'enquête, la hausse des dépenses résulte surtout de la progression du nombre de voyages internationaux vers d'autres pays que les États-Unis, de l'augmentation du prix des voyages et de l'accroissement des voyages intérieurs. Les auteurs du rapport prédisent que pour les gestionnaires de voyages, les négociations seront plus ardues en 2008, à cause de la hausse des prix des chambres d'hôtel et, dans une moindre mesure, des tarifs de location de voitures. Les tarifs aériens d'affaires pour les voyages intérieurs et les voyages transfrontaliers vers les États-Unis devraient augmenter de 1,2 % en moyenne par rapport à 2007.
« L'enquête fait aussi ressortir l'influence grandissante de la responsabilité sociale et des enjeux environnementaux sur les politiques des entreprises [...]. Presque toutes les sociétés sondées ont dit qu'elles souscrivaient à la responsabilité sociale. C'est une amélioration remarquable par rapport aux résultats d'une étude semblable menée il y a deux ans », signale Hospitality Trends.
« L'idée d'utiliser la vidéoconférence pour remplacer les déplacements fait aussi son chemin au Canada. Ce concept intéresse en raison de la diminution des coûts, de l'apparition de meilleures technologies et de l'amélioration de la qualité de vie de ceux qui passent moins de temps à voyager. »
L'étude confirme cependant que la majorité des organisations canadiennes jugent toujours que les réunions d'affaires tenues en tête-à-tête sont essentielles.
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TOURISME)
Bev Fearis, de TravelMole, signale que selon PricewaterhouseCoopers LLP, l'équilibre des forces, dans le marché des voyages en ligne, se déplace des agences en ligne vers les fournisseurs.
PricewaterhouseCoopers précise qu'au cours des 12 derniers mois, les agences de voyages en ligne ont perdu leur avantage concurrentiel au profit des fournisseurs, qui utilisent des connexions Internet à haute vitesse. Les transporteurs aériens et les hôtels sont en position de force dans un marché où le prix et la commodité sont encore d'importants facteurs de différenciation, estime le groupe.
Malcolm Preston, partenaire et chef du secteur des voyages, explique : « Les fournisseurs offrent maintenant les réservations les moins chères sur Internet. Les fournisseurs dont le volume d'affaires est suffisant continueront à obtenir de plus en plus de réservations directement sur leur site. Ce sont les petits exploitants qui deviendront les principaux clients des revendeurs. »
M. Preston dit que les programmes de fidélisation des hôteliers et des transporteurs aériens s'avèrent très efficaces et donnent aux fournisseurs en ligne un autre avantage. « Les revendeurs ont du mal à offrir quoi que ce soit d'intéressant qui inciterait leur clientèle à revenir. Ils peuvent toujours offrir des rabais, mais leurs bénéfices en souffrent directement. S'ils veulent offrir un vol gratuit, ils doivent d'abord l'acheter au fournisseur. »
PricewaterhouseCoopers estime que tous les acteurs du secteur des voyages, sur Internet, devront, à l'avenir, diversifier leurs services.
Ces constats sont publiés dans un nouveau rapport intitulé The Distribution Revolution: the growth of supplier-only sites has been at the expense of the online aggregators.
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TOURISME)
Selon une étude dont fait état TravelDailyNews (20 novembre 2007), les lesbiennes et les gais constituent un marché de rêve pour l'industrie du tourisme.
Le rapport précise que 94,1 % des quelque 6 700 répondants américains de la 12e étude annuelle de Community Marketing sur le tourisme LGBT ont séjourné à l'hôtel pour au moins une nuit au cours des 12 mois précédents, et en moyenne 14 nuits durant cette période. Les répondants ont dit qu'ils choisissaient leur hôtel d'abord en fonction du bon accueil réservé aux gais, puis de la proximité d'attractions touristiques, de la proximité d'un quartier gai et de l'accès gratuit à Internet haute vitesse.
Plus des trois quarts (77 %) des répondants ont dit qu'ils choisissent leur hôtel par Internet et y réservent leur chambre, tandis que 29 % réservent leur hébergement par téléphone ou chez un agent, ou encore directement auprès d'un fournisseur. Quatre-vingt-six pour cent des répondants ont pris l'avion au moins une fois (six fois en moyenne) au cours de l'année précédente.
Autres constats importants, les gais et lesbiennes s'intéressent surtout aux activités suivantes : voyages d'aventure (41,8 %), visites de spas (36,1 % ), excursions éducatives (31,6 %), visites culinaires (29,7 %), écovoyages (26,2 %), célébrations de fierté gaie (25 %) et casinos (22,8 %).
Soixante-cinq pour cent des répondants étaient gais et 28 %, lesbiennes; les autres (7 %) se disaient bisexuels, transgenre, allosexuels ou intersexués. Âge moyen des répondants : 46 ans.
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TOURISME)
Un sondage commandé par le magazine Luxury Travel (Europe) révèle que l'héli-ski au Canada est l'aventure que préfère avant tout le voyageur bien nanti. Les expéditions en Islande et le sentier de motoneige du cercle arctique ont aussi été bien cotés, de même que les aventures en régions plus chaudes, comme l'escalade des cascades du fleuve Dunn, en Jamaïque, et les safaris pédestres, en Zambie.
Selon Yasmin Razak, collaborateur à la rédaction, « 86 % de nos lecteurs ont indiqué que la demande de voyages d'aventure a progressé au cours des 12 derniers mois, surtout de la part des familles. [...] Le voyageur bien nanti souhaite ajouter un brin d'aventure à ses vacances en famille, sans toutefois que le service et le confort en souffrent. »
Les voyages de luxe sont adaptés à des tendances et à de nouveaux produits qui influent directement sur ceux qui réservent des forfaits pour une clientèle bien nantie exigeante.
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TOURISME)
Selon un sondage dont David Wilkening fait état dans TravelMole, la majorité des planificateurs de réunions estiment que les petits groupes sont beaucoup plus productifs que les participants de grandes assemblées.
« Pour plus de 55 % des répondants, le plus grand avantage des petites réunions est qu'elles sont plus productives. En deuxième position dans ce sondage, l'idée selon laquelle les petites réunions sont plus faciles à organiser a rallié 22 % des répondants », fait remarquer M. Wilkening.
D'après Laurie Sharp, présidente de Sharp Events, une entreprise californienne, les petites réunions présentent d'autres avantages comme le niveau de créativité, la personnalisation et les rencontres entre participants.
Ce sondage est issu d'une émission Web dans laquelle on affirme que les grandes réunions ne sont pas nécessairement les meilleures.
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TOURISME)
D'après la septième édition de la revue du cybermarché américain des voyages, préparée par PhoCusWright, le marché électronique des voyages d'agrément et des voyages d'affaires indépendants poursuit sa croissance à un rythme très supérieur à celui de l'ensemble du marché. Ce marché électronique dépassera 94 milliards $US en 2007, représentant plus du tiers de l'ensemble du marché des voyages. PhoCusWright estime que les taux de croissance se maintiendront au triple, ou presque, de celui de l'ensemble du marché des voyages, et ce, jusqu'en 2009. Cependant, la croissance a ralenti, surtout dans les agences de voyages en ligne, dont les ventes de forfaits font presque du surplace, dans certains cas.
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TOURISME)
Dans un article publié dans La Tribune, Jean-François Gagnon parle des défis des stations de ski du Québec. M. Gagnon a obtenu un document décrivant une présentation aux membres d'un comité sur l'avenir de la Station Mont-Orford rédigée par Michel Archambeault, titulaire de la chaire de recherche en tourisme de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), au sujet de la réduction du nombre de stations de ski au Québec depuis le début des années 1980.
« On comptait 116 stations de ski en 1981-1982. Dix ans plus tard, ce nombre était passé à 99 », indique M. Gagnon. « Aujourd'hui, il n'en reste que 80. La moitié des installations sont désormais gérées par des coopératives, des municipalités et des organisations sans but lucratif, et cette tendance devrait s'accentuer au cours des prochaines années. »
« Toutefois, le nombre d'utilisateurs n'a pas reculé en dix ans. Par exemple, en 1996 1997, on comptait 5,9 millions de journées de ski, soit environ 500 000 de moins que l'hiver dernier. »
Selon M. Archambeault, des facteurs tels que le vieillissement et les changements climatiques pourraient influencer la fréquentation des centres de ski. Les responsables de stations de ski devront envisager l'achat de nouveaux systèmes d'enneigement artificiels fonctionnant à des températures plus élevées.
« On estime qu'environ 80 millions $ seront requis pour améliorer les systèmes d'enneigement artificiels au Québec. De plus, on aura besoin de 100 millions $ pour améliorer l'infrastructure des remontées mécaniques », souligne M. Gagnon. « Cependant, les revenus actuels des stations de ski rendent ces investissements difficiles à réaliser. »
M. Gagnon signale toutefois que la conscience environnementale des Québécois pourrait favoriser les stations de ski qui mettent l'accent sur la gestion durable. Ces pratiques pourraient attirer une nouvelle clientèle.
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TOURISME)
Martin Cash, du Winnipeg Free Press, écrit : « Le premier indice que vous n'est pas cool, c'est quand vous essayez de convaincre les jeunes que votre produit est cool. Le deuxième indice, c'est lorsque vous essayez de comprendre pourquoi votre produit n'est pas cool. »
Dans son article (12 octobre 2007; Don't say it's cool; ask them), M. Cash fait référence à un discours de Doyle Buehler, fondateur de myTEGO Inc. de Winnipeg, prononcé lors d'une réunion de l'industrie. Il affirme que de nombreuses entreprises doivent mettre au rancart leurs notions de marketing et adopter une approche plus émotionnelle. « Il faut s'immerger dans la culture des jeunes. Demandez leur de décrire votre produit ou service. Écoutez-les ». M. Buehler souligne que les jeunes se moquent de qui vous êtes ou d'où vous provenez; ce qui les intéresse, c'est l'effet qu'aura votre produit sur leur vie.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Le directeur général du World Youth Student and Exchange (WYSE), David Jones, dit que les jeunes voyageurs annoncent les tendances de demain.
Cité par Joachim Fischer, dans eTurboNews, M. Jones estime que « nous avons la possibilité d'enrichir la valeur de leurs expériences touristiques et de les encourager à adopter, pour leurs voyages, des habitudes responsables et durables. »
Le WYSE a tenu cette année sa conférence mondiale à Istanbul pour échanger des renseignements sur le marché et l'industrie des voyages, planifier l'avenir et favoriser les rapprochements. Grâce à un réseau établi dans 118 pays, les membres de WYSE offrent chaque année des expériences éducatives et de voyage à plus de 10 millions de jeunes et d'étudiants.
Selon eTurboNews, WYSE a caractérisé ce créneau à l'aide d'un sondage effectué auprès d'environ 8 500 jeunes voyageurs. L'étude a révélé que les jeunes voyageurs indépendants d'aujourd'hui font dans leur vie plus de sept voyages et qu'ils dépensent en moyenne 1 915 euros. Les dépenses moyennes ont progressé de 40 % depuis 2002.
L'étude a aussi révélé que 50 % des jeunes voyageurs utilisent Internet pour faire des réservations (ce pourcentage était de 10 % en 2002) et que 80 % s'en servent pour se renseigner sur les voyages.
Pour les jeunes, les voyages sont un mode de vie, révèle l'étude. « Très peu sont dissuadés par le terrorisme, les désastres naturels ou les épidémies. » L'Australie, les États-Unis et la France sont les destinations les plus populaires, tandis que la Thaïlande, la Nouvelle-Zélande et l'Australie sont préférées des routards.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Voilà dix ans, un autocar transportant 48 passagers dévalait la grande côte des Éboulements, dans la région de Charlevoix, au Québec.
Quarante-quatre personnes ont perdu la vie le jour de l'Action de grâces quand leur véhicule s'est écrasé au fond d'un ravin. Dans un article publié récemment dans le quotidien Le Soleil de Québec, Sylvain Desmeules décrit comment ce hameau pittoresque essaie aujourd'hui de tourner la page.
Ce fut la pire tragédie routière à survenir au Canada. Elle a profondément bouleversé non seulement la population locale, mais aussi l'industrie du tourisme. Avant le 13 octobre 1997, les voyages organisés représentaient 50 % du marché touristique de l'Isle-aux-Coudres, avec plus de 800 autobus par année. Aujourd'hui, écrit M. Desmeules, les meilleures années se traduisent par la visite de moins de 400 autobus.
Il cite le président de la Société des établissements touristiques de l'Isle-aux-Coudres, Pierre Mazière : « L'accident de la grande côte n'a fait qu'accentuer la tendance lourde, à savoir la diminution des voyages nolisés par autobus. »
M. Desmeules a aussi interrogé Éric Fournier, qui dirigeait l'Association touristique de Charlevoix, et qui se souvient bien de la panique qui régnait. « On se remettait à peine des inondations [au Saguenay] en 1996 et voilà que la perception des visiteurs à l'égard de Charlevoix, au niveau des routes, était nourrie d'images négatives ». Il y a eu une vague d'annulations. Les autorités gouvernementales ont pris la décision controversée de modifier la route pour réduire les risques (plus tard, la cause de l'accident a été attribuée à une défectuosité du système de freinage de l'autobus). M. Mazière estime que si la côte n'avait pas été refaite, de nombreuses entreprises auraient fermé leurs portes.
Pour l'industrie des autocars, raconte M. Desmeules dans son article, ce fut un signal d'alarme. D'expliquer Romain Girard, de l'Association des propriétaires d'autobus du Québec : « Nous avons alors pris conscience comme notre image de sécurité était précieuse. [Nous avons entrepris] une profonde réforme, autant sur la sécurité que sur la nouvelle clientèle. »
M. Desmeules note que l'industrie a repris le chemin perdu. Le tourisme de groupe représente, estime-t-on, 1,3 milliard $ au Québec, dont le tiers sont des Québécois qui voyagent au Québec.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Le nombre d'étudiants du postsecondaire qui suivent des études en dehors de leur pays d'origine est passé, dans le monde entier, de 0,61 million en 1975 à 2,73 millions en 2005, dans la foulée de la mondialisation croissante des économies et des sociétés, selon un rapport émis par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et cité dans Travel Impact Newswire, le 27 septembre 2007.
Le rapport précise que la libre circulation des capitaux, des biens et des services - ainsi que la libéralisation du marché du travail - ont fait croître la demande de nouveaux types d'enseignement dans les pays de l'OCDE. L'enseignement supérieur permet aux étudiants d'élargir leurs horizons et de mieux comprendre la multiplicité des langues, des cultures et des pratiques commerciales dans le monde. Plusieurs pays membres de l'OCDE - surtout en Union européenne - ont organisé la mobilité des étudiants de manière à favoriser les contacts interculturels et l'émergence des réseaux d'entraide de demain.
Selon le rapport, d'autres facteurs déterminants comme la baisse des frais de transport, les nouvelles technologies, la rapidité et la diminution des coûts des communications ont intensifié l'interdépendance des économies et des sociétés, surtout durant les années 90. Cette tendance a été particulièrement forte en haute technologie et sur le marché du travail.
En 2005, les États-Unis ont accueilli 22 % de tous les étudiants étrangers de la planète, suivis du Royaume-Uni (12 %), de l'Allemagne (10 %) et de la France (9 %). Ensemble, ces quatre destinations accueillent 52 % de tous les étudiants du postsecondaire qui étudient à l'étranger.
De nombreux étudiants étrangers séjournaient également en Australie (6 %), au Japon (5 %), au Canada (3 %), en Nouvelle-Zélande (3 %) et en Russie (3 %).
Les Asiatiques formaient le plus fort contingent d'étudiants étrangers, suivis des Européens (24,9 %). Les Africains représentaient 11,0 % de l'ensemble des étudiants étrangers, tandis que les Nord-Américains n'en représentaient que 3,7 %; les étudiants d'Amérique du Sud représentaient 5,7 % du total.
(article publié initialement dans
TOURISME)
La Commission canadienne du tourisme (CCT) se présentera sous un nouveau jour au World Travel Market (WTM) 2007, grâce à un stand renouvelé représentant la nouvelle image de marque de la CCT. L'Office du tourisme de Québec et Tourisme Québec seront sur place pour souligner le 400e anniversaire de la ville.
Maggie Davison, directrice générale de la CCT au Royaume-Uni, déclare que « nous avons hâte de participer au WTM, car le stand du Canada occupe un emplacement plus visible. Nos 27 participants ont tant de choses à raconter sur l'originalité, la diversité et l'authenticité de nos expériences. »
L'an dernier, plus de 18 millions d'étrangers, y compris 866 000 Britanniques, ont visité le Canada. Durant la première moitié de 2007, le nombre de voyages entre l'Angleterre et le Canada a augmenté de 4,5 % par rapport à la même période l'an dernier.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Jean-René Halde, président de la Banque de développement du Canada, dit que les petites entreprises éprouvent généralement les mêmes difficultés que les grandes, que ce soit la force du dollar ou les pénuries de main-d'oeuvre, mais qu'en général, il semble qu'elles ont réussi, jusqu'à présent, à surmonter ces difficultés. Le 16 octobre dernier, dans un article du CanWestNews Service, Éric Beauchesne citait les propos de M. Halde, d'après qui ce secteur est novateur et agile - heureusement, car il regroupe la grande majorité des entreprises du Canada.
« Nous sommes foncièrement un pays de petites et moyennes entreprises », déclare-t-il dans l'article de CanWest, signalant que 97,7 % du million d'entreprises canadiennes d'au moins un employé sont des petites entités de moins de 100 employés, tandis que 2 % sont des entreprises de taille moyenne ayant entre 100 et 500 employés. M. Halde estime qu'elles continueront à surmonter leurs difficultés tant qu'elles ne se laisseront pas surprendre par l'imprévu.
M. Halde pense que les pires difficultés qui hantent les PME sont les mieux connues. Il s'agit des pénuries de main-d'oeuvre (qui frappent particulièrement l'Ouest canadien) et de la force du dollar, qui touche surtout les petits manufacturiers exportant aux États-Unis. « Si vous êtes un exportateur, même de petite taille, il est clair que la hausse du dollar vous pose un problème, dit-il. Difficile de s'adapter quand la hausse de la valeur du dollar augmente aussi rapidement. »
Le tourisme est considéré comme une industrie exportatrice, même si ce secteur n'est pas mentionné directement dans l'article de CanWestNews, publié dans le
Vancouver Sun.
(article publié initialement dans
TOURISME)
L'année 2007 est une année d'expansion pour les centres de congrès. Le Casino de Windsor, en Ontario, qui s'appellera bientôt Ceasars Windsor, fait actuellement l'objet de travaux d'agrandissement et de rénovation de 373 millions $ qui lui ajouteront 100 000 pieds carrés d'espace de réunion. Plus au Nord, le Centre des congrès de Toronto gagnera 500 000 pieds carrés, tandis que le Palais des congrès du Toronto métropolitain s'adjoint